En bordure du village de Charnay (photos des Pierres dorées), Dharma.house est à l'abris des regards même si les Charnaysien.ne.s ont surnommé « l'aquarium » ce bâtiment pour le moins décalé dans la région.

À flanc de colline, grâce au dénivelé, la vue reste dégagée sur la vallée, orientation Sud-Ouest pour d'agréables couchers de soleil.

Les haies protègent l'intimité des retraitants, sans pour autant casser la lumière ou gâcher la vue.

Ces deux premières photographies rendent une des facettes du logo limpide:

De nombreux oiseaux passent à proximité voire profitent eux aussi du jardin ; quelques prédateurs à la vue perçante et au vol stationnaire remarquable surveillent les terrains plus bas.

La façade de verre permet à toutes les pièces de bénéficier de telles vues. La méditation enseignée à Dharma.house est orientée vers l'étude (de nous-mêmes, de comment notre esprit fonctionne, de ce qui nous empèche d'avancer ou de laisser le passé derrière nous) plus que vers la relaxation… mais comme le calme est un « effet secondaire » naturel de la méditation, la luminosité est en atout pour ne pas s'endormir : la salle principale, même si les persiennes sont parfois nécessaires pour ne pas cuire en été offre un beau contexte de travail, efficace malgrès son éloignement des caricatures Zen du pratiquant face à un mur uniforme.

L'art exposé à Dharma.house remplit une fonction classique d'aide-mémoire (quant au potentiel d'Éveil que nous partageons tou.te.s) et non d'objects de vénération. De plus, même si l'art Bouddhiste est très présent, d'autres sources (religieuses —p.e. hindoues— ou non) sont également utilisées.

L'art Bouddhiste inclut bien sûr diverses statues de bouddhas —de différentes tailles et d'origines japonaise, tibétaine, birmane, balinaise ou indienne (méthode de la cire perdue de Chola)— mais aussi, par exemple, une calligraphie japonaise représentant Bodhidharma (découverte au temple Joko-ji, dans la préfecture d'Aichi) ou un thangka tibétain représentant Sītā Tārā.

Quelques pièces moins courantes en Occident, comme une statue de Uṣṇīṣavijayā (une des trois Bouddhas de longévité, et associée au Uṣṇīṣa vijaya dhāraṇī sūtra et son dhāraṇī/mantra), ou un thangka tantrique représantant Vajrayoginī sont également visibles, quand le contexte s'y prête.

La bibliothèque est dans la pièce principale (accessible pendant les retraites, mais sur demande exclusivement).

Il n'y a pas de doute qu'il peut être séduisant de feuilleter ces livres, mais l'un des objectifs à Dharma.house est de se libérer des chaînes par lesquelles envies et désirs nous contrôlent, biaisent nos réponses, nous privent de notre liberté, nous causent jalousie, manque et peur de perdre… C'est donc un exercice à part entière que d'observer l'envie sans la laisser décider de notre acte à suivre.

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