Fondée en 2016, Dharma.house propose une offre complémentaire aux centres de méditation traditionnels. Notre vocation est d'insuffler, et de montrer par l'exemple qu'il est possible de créer, une autre façon de vivre, libre des petitesses ordinaires, affranchie des plaintes concernant nos circonstances et conditions de vie, et exempte de rigidité mentale.

D.h > retraites >

Denis Wallez

En 2011, vingt ans après ma première séance formelle de méditation assise, j'ai commencé à enseigner le Dharma en ligne avec koan.無. Fondée en 2016, Dharma.house est le prolongement « briques et mortier » de cette aventure. Elle permet d'autres formes de pratique, plus poussées et profondes.

Comme enseignant, j'associe mes intérêts scientifiques et compétences mathématiques (M.Sc. — ingénieur Grande École) à un questionnement philosophique et ma connaissance des traditions bouddhistes (M.A., master), pour diffuser une présentation concrète et non-sectaire du Dharma. Mes enseignements se concentrent sur les notions de causalité et responsabilité, et sur l'épanouissement appliqué des idéaux bouddhistes dans un contexte laïque, au sein du saṃsāra.

Je pratique le iaido (2e dan, Muso Shinden Ryu et Shindo Munen Ryu Tachi Iai) et je suis également heureux de partager cet art de façon informelle, et de l'enseigner aux autres, quand l'occasion se présente.

Vous pouvez me joindre via la page de contact.

Êthos

De nombreux.ses enseignant.e.s dans l'histoire du bouddhisme ont pris leurs distances par rapport aux institutions, et mon choix est d'enseigner sans nom en religion (ou « nom dharmique » exotique), sans titre, sans revendication de lignée.

Nous pouvons nous accrocher aux mythes de transmission « ininterrompue, » nous pouvons exploiter la réputation de nos professeur.e.s pour affirmer notre propre légitimité, et nous pouvons prétendre qu'une sous-tradition particulière détient toutes les réponses à toutes les questions… Sinon, nous pouvons nous concentrer sur notre pratique et travailler à rendre le Dharma pertinent et utile dans le monde d'aujourd'hui. La perception de la continuité entre passé et présent est l'antithèse de l'obsession du passé ; la question est « que faites-vous de ce passé que vous vous appropriez (comme votre héritage) ? »

Je suis académiquement qualifié et traditionnellement « autorisé à enseigner, » mais je ne suis pas lié à une école spécifique : je considère tout ce qui pourrait aider quelqu'un.e comme pertinent, quelle que soit son origine.

L'authenticité compte. Elle est manifestée par l'incarnation de la pratique, par un mode de vie équanime et compatissant ; elle ne l'est pas en s'accrochant à « mon école est meilleure, mon enseignant.e est plus légitime, mes idées sont plus authentiques, que les vôtres. » Traditions, coutumes, textes, documents et transmission ne sont importants que dans la mesure où ils soutiennent et nourrissent une pratique : ils ne doivent pas être transformés en prisons de vanité ou de rigidité hautaine.

Un.e docteur.e ne doit pas rejeter quelque option que ce soit a priori, par simple idée préconçue ou parti pris, avant même de voir un.e patient.e et d'établir un diagnostic clair. De même, les différents antidotes du bouddhisme sont apparus dans une multitude de contextes et de situations, et les circonstances de l'étudiant.e dictent ce qui est approprié, pas les préférences ou les préjugés de l'enseignant.e. Un discernement mêlé au dogme est une forme d'ignorance, alors qu'un discernement responsable, en prise directe avec la situation, est source de sagesse : quand cela est utile, il y a et jugement et réponse, mais leur valeur dépend de leur pertinence, et non de grandes « vérités » préconçues.

Comprendre la causalité et participer au monde en accord avec cette perception sont au cœur du bouddhisme. La force d'un.e enseignant.e dépend de sa capacité à écouter, et à percevoir ou savoir comment réagir efficacement. Il n'est pas nécessaire que l'enseignant.e ait connu les mêmes difficultés que l'étudiant.e (peut-être au fil de nombreuses vies, mais pas dans cette vie-ci) : on ne demande pas à un.e oncologue d'avoir un cancer ou à un.e cosmologiste d'être un trou noir ! Perception et connaissance ne valent pas identité. Exiger qu'un.e enseignant.e partage une certaine condition (passée ou présente) équivaudrait à déclarer que vous êtes spécial.e, distinct.e de l'observable, sans réalité partagée ; cela reviendrait à refuser une diversité de perspectives.

La multiplicité de vues peut mettre mal à l'aise, elle va à l'encontre des tendances ordinaires d'identification et d'équivalence entre « connu et prévisible » et « sûr, » mais le but ultime est l'harmonie de l'égalité et de la diversité (ni fuite, ni construction de la prochaine Muraille de Chine) : des idées non subjectives peuvent compléter de manière constructive les leçons plus personnelles, sans automatiquement les nier — certaines traditions parlent de « deux vérités. »

Voir les choses « comme elles sont » (sans privilégier votre point de vue individuel) est la source de la Sagesse, et l'écoute des autres est la racine de la bonté et de la bienveillance. Mes enseignements portent à élargir votre horizon, affaiblir vos résistances, et vous ouvrir à la communication. Cela ne nie pas que des obstacles spécifiques demandent des antidotes appropriés et individualisés ; cependant, cela maintient une tension dynamique et une navigation active entre l'unicité ou la contingence, à portée de main, et une vaste toile partagée tissée de liens causaux (dont toute séparation est finalement illusoire, et pour laquelle une « personne » ne constitue pas une unité de mesure adaptée).